La rébellion, ça s’organise !

Je suis sagittaire ascendant sagittaire, et si je devais être une lame du tarot, je serais le Fou qui part à l’aventure avec son baluchon et son chien. Tu situes l’engin ? Ouais, ça pique, j’ai la liberté dans le sang. Je ne sais pas fonctionner autrement, sans quoi je tombe.

Pourtant, j’ai commencé ma vie d’adulte bien conditionnée par l’éducation, et surtout comme trop de femmes. J’avais une vie qu’on considère en général comme aboutie. Couple et CDI réunis, à une époque où on parlait moins d’égalité. Affublée de proches qui ne concevaient pas que je veuille me mettre à mon compte, « pour une femme », et j’en passe. Affublée d’un mec qui voyait le couple comme trop de mâles cisgenres : bobonne aux corvées, avec un coup de main aussi souvent que les années sont bissextiles. Si classique. Je n’ai pas supporté ce voyage au pays de l’oubli. C’était réellement ma vision de l’enfer. Et Lucifer lui-même chopait un furoncle chaque fois qu’il me regardait dans cette pathétique existence.

Alors je me suis rebellée. Grand mot pour dire que je suis partie vers mon idéal qui était loin de la tendance majoritaire. Et mon idéal, c’était devenir mon propre patron et m’entourer d’électrons libres et justes, qu’ils fussent mes amis, mes collaborateurs ou mes amours.

Et j’en ai entendu, des conneries, quand j’ai sauté le pas ! Notamment des « On sait ce qu’on perd, mais on sait pas c’qu’on retrouve. L’entreprise, c’est pour les mecs. Pense à faire des enfants. T’as la sécurité du couple et du CDI… » Le confort matériel d’une vie sans âme qu’on fait passer avant ses idéaux, c’est encore fréquent, je le vois tellement en consultations !

J’ai changé de vie, et aujourd’hui, je suis en accord avec mes principes de « rebelle ». N’empêche que ça ne s’est pas fait tout seul et que ça s’organise. je ne parle pas de quitter le mec, ça, c’était vite expédié. Je parle de l’entreprise. Mais oui, tu comprends bien : pour moi, un.e entrepreneur.e, c’est un.e rebelle !

J’vais t’avouer un truc : j’ai le vice des carnets. J’en ai partout. Je note tout ce qui peut me servir : objectifs, idées, créas… J’ai même mes challenges professionnels scotchés au mur de mon bureau, pour ne pas les perdre de vue. Et un planning calibré au centimètre près, que je m’autorise à parfois ne pas respecter selon le contexte. Par contre, mes carnets ne me servent jamais pour le privé. Le principe du journal intime me gonfle au stade international. J’suis sagittaire, quand même. J’ai besoin de bohème aussi. Et ma crinière au vent, alors ?

Mais quand bien même je garde ma spontanéité, tous mes projets ont une trame. Et c’est nécessaire. Sinon, mes entreprises se cassent la figure. T’avances jamais les mains dans les poches. Un but, ça se définit toujours et ça ne s’atteint pas en bullant.

Pas mal confondent rebelles et racailles. Et là, j’t’arrête. Si les deux ont des idéaux qui ne collent pas à la majorité, le/la rebelle est bienveillant.e quand la racaille est nuisible. Le/la rebelle se libère quand la racaille s’emprisonne. Le/la rebelle n’a pas peur de l’effort quand la racaille est fainéante. Le/la rebelle vit pour son destin quand la racaille vit pour emmerder le monde.

Comme l’andouille qui a tagué le rideau d’Arcane Noir Boutique y’a quelques jours.

Nous, les Lunatiques, par exemple, on est des rebelles. L’autre, avec sa bombe de peinture et son « fuck la police » même pas artistique qu’iel n’a pas eu le courage d’aller taguer chez les flics, c’est juste un gros trou de balle. Et toi et moi, on sait ce qui sort d’un trou de balle.

Du coup, je te passe un carnet ou pas ?…

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