L’Ethique dans le monde de la spiritualité et du bien-être

Ethique (nom féminin)
(bas latin ethica, morale, du grec êthikon)
1. Partie de la philosophie qui envisage les fondements de la morale.
2. Ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu’un.
Synonyme : morale

Déontologie (nom féminin)
(du grec deon, -ontos, ce qu’il faut faire, et-logie)
Ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession, la conduite de ceux qui l’exercent, les rapports entre ceux-ci et leurs clients et le public.

Définitions du Dictionnaire Larousse



Depuis quelques années la spiritualité a le vent en poupe, il y a bien entendu un phénomène de mode mais pas que, le monde allant de mal en pis, certains y trouvent refuge, d’autres ont besoin de connaitre ce que l’avenir peut leur réserver, quel chemin prendre … d’autres encore se posent des questions sur leurs origines, sur une vie extra-terrestre, nous vivons ainsi une période où il y a (chez certains) une ouverture de conscience …

Et c’est là que rentre en jeu l’éthique … L’éthique dans le domaine de la spiritualité et du bien-être a une importance capitale surtout lorsque l’on partage ses pratiques aux autres que ce soit dans la « réalité » ou sur les réseaux sociaux, et quand on en fait son métier, on se doit d’avoir une ligne de conduite morale afin de respecter autrui.

Voici ma vision de l’éthique dans ma pratique (je ne suis pas professionnelle du domaine de la spiritualité ou du bien-être) : c’est très simple, je suis fan d’expression et de citation :
« Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » : plus clairement je n’oblige personne à adhérer à mes croyances, je ne juge pas les autres, je respecte les pratiques des autres et je pars du principe que cela doit-être réciproque.
La morale veut que l’on ne fait pas un rituel, un tirage de carte, le pendule à une personne qui n’est pas au courant, et qui ne nous a pas donné son accord ou fait une demande.
L’éthique c’est aussi de savoir dire non si la demande d’une personne va trop loin, ne rentre pas dans notre ligne de conduite ou implique une tierce personne qui n’est pas au courant.
Personnellement je mets un point d’honneur à respecter les traditions de mes pratiques en ne me les appropriant pas, en connaissant leur histoire, en respectant les déités que je peux invoquer et/ou honorer.

Pour finir sur ma vision de l’éthique voici une expression qui est devenu mon crédo « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » .


J’ai aussi demandé à mes chères acolytes Lunatiques leur vison de l’Ethique dans leur pratique

Chris – Médium
« – Me permettre de dire franchement à mes clients quand je pense qu’ils ont besoin d’une aide psychologique, que ce soit rapport à la voyance ou au deuil. Parfois, (et heureusement pas toujours !) les demandes de voyance ou de contacts cachent malheureusement des addictions liées à de l’anxiété généralisée, des troubles dépressifs, des deuils que l’on ne parvient pas à faire, et divers autres problématiques du ressort de la santé mentale.
– M’imposer diplomatie et douceur avec ma clientèle, même pour les thèmes sur lesquels je dois un peu la secouer (quelqu’un qui veut du travail mais qui ne se bouge pas, par exemple)
– Refuser les gens revenants trop régulièrement en leur expliquant pourquoi l’addiction est dangereuse. Même si je sais malheureusement qu’ils iront calmer leur besoin addictif ailleurs.
– Ne pas parler de la santé ou de la mort. Ne pas me prendre pour ce que je ne suis pas en somme. C’est le rôle du médecin de parler de la santé, pas le mien, car quoi que je puisse percevoir, je n’ai aucun cursus médical pour poser diagnostic et remède.
– Alerter sur les dérives spirituelles et sectaires car elles sont malheureusement nombreuses. Quitte à déplaire. Je préfère déplaire et éviter les ennuis à ne serait-ce qu’à un seul individu, plutôt qu’avoir fermé les yeux et n’avoir aidé personne à éviter un embrigadement.
– Laisser mon client maitre de ses choix, je ne suis qu’une conseillère…
– Mettre une distance avec les clients gênants. Certains nous prennent pour des sauveurs et nous harcèlent sans en avoir conscience. Certains projettent leur problème sur nous, pensant que si on est gentil, diplomate et compréhensif, c’est qu’on a vécu la même chose. Certains ont même des attitudes de « fans » ou nous prennent pour des copains, ne sachant pas faire la part des choses (note juste pour toi, j’ai ça avec 1 auditeur de SunAlpes et 2 contacts Instagram, putain les boulets, c’est légèrement flippant !) Mon article du mois portera d’ailleurs sur cette problématique des clients toxiques. »



Anne Laure – Coach

Ma vision de l’éthique du coaching
1. JE RESPECTE INCONDITIONNELLEMENT LA PERSONNE QUE JE CHOISIS DE
COACHER
J’accepte son origine ethnique et culturelle, son sexe, son statut, son rang social, son éducation, ses croyances religieuses ou spirituelles …, son comportement, ses manières de faire et d’être, ses sentiments, ses émotions, ses besoins, ses valeurs, ses choix…

2. JE CONSIDERE QUE CHAQUE PERSONNE EST RESPONSABLE DE SA VIE
Je considère mon client.e comme l’adulte qu’il ou elle est, une personne autonome, capable de discernement et libre de ses choix. Mon client.e est aux commandes de sa vie… comme moi de la mienne !

3. JE SUIS LE PARTENAIRE DE MA.MON COACHE.E
C’est une relation gagnant/gagnant, dans laquelle je traite mon client.e d’égal à égal.
Je me pose les questions suivantes avant d’entamer un suivi de coaching :
Est-ce que l’objectif que se fixe mon.a client.e me donne envie de l’accompagner ?
Quel aspect particulier m’interroge ou me challenge, et va faire que je vais m’engager moi aussi dans la relation de coaching avec enthousiasme et curiosité, en vrai partenaire ?
Est-ce je suis aussi prête à devenir un réel partenaire pour moi-même ?

4. JE FONDE MON ACTION SUR MES VALEURS
Je respecte mes valeurs, je fais respecter mes valeurs, je respecte les valeurs de mon.a client.e.

5. JE FIXE DES LIMITES CLAIRES A LA RELATION
Avant le début d’une relation de coaching, j’établis par écrit un contrat clair avec mon ou ma
client.e. Les conditions de cet accord incluent la nature du service proposé, les limites et les responsabilités de chacun. Le contrat précise aussi la fréquence et la durée des entretiens, la façon dont ils se dérouleront, ainsi que le montant des honoraires perçus pour la mission. Je garantis le respect des engagements pris contractuellement et me tient à la règle de confidentialité.
Je signale systématiquement à mon.a client.e quand il ou elle outrepasse les limites.

6. J’EXIGE LE MEILLEUR DE MOI-MEME COMME DE MON ou MA CLIENT.E
Je m’engage dans la relation de coaching en mettant à la disposition de mon ou ma client.e non seulement tous les savoir-faire et les savoir-être qui sont à ma disposition, mais aussi ma volonté de toujours améliorer ma pratique et de donner le meilleur de moi-même.
J’attends de mon ou ma client.e qu’il s’engage avec la même volonté d’excellence. Je questionne les évitements, les excuses, les manœuvres de victimisation ou de déresponsabilisation.

7. JE SUIS ENGAGEE SUR UN CHEMIN D’EVOLUTION CONTINUE
Je suis engagée dans un cheminement continu d’évolution personnelle.
Je sais que tout comportement, toute stratégie, croyance… découle d’un apprentissage et que je peux apprendre à faire et à être autrement. Je débriefe chaque action avec mon ou ma client.e pour en tirer les apprentissages car, avant d’être un échec ou une réussite, le résultat d’une action est avant tout un apprentissage.

8. JE SUIS RESPONSABLE DE L’IMAGE DE LA PROFESSION DE COACH ET DE SA LAICITE
À l’égard de la profession, je suis responsable de mes propos et de mes actes.
Le coaching est un processus d’accompagnement professionnel et laïque, libre de tout dogme.
J’exclus toute intervention mobilisant mes propres croyances religieuses ou spirituelles, ainsi que celles de mon client.


Pauline – Tarologue

« Parlons peu, mais parlons bien. Le tarot, qu’il soit sérieux ou pas, s’accompagne d’une certaine éthique. Pour moi, elle tient en trois points, aussi importants que nécessaires : la santé, le consentement, et la responsabilité.
1. Une consultation ne se substitue en aucun cas à un suivi avec un professionnel de la santé.
2. Je ne vais pas chercher ce qui se passe chez d’autres personnes que mes consultants sans leur consentement.
3. Une consultation apporte des pistes de réflexion et ne permettent jamais de prédire l’avenir. La responsabilité de la suite des événements incombe aux choix que font mes consultants dans leur parcours de vie. »


Layla – Thérapeute énergéticienne, enseignante de Yoga et Qoyy, praticienne de chamanisme latino-américaine

« Ethique envers les pratiques : j’ai beaucoup de pratiques qui ne m’appartiennent pas, qui ne font pas partie de mes ancêtres ou de ma lignée, et même si j’ai un lien, il y a un respect à avoir sur ces pratiques, se renseigner sur celles-ci et pouvoir les pratiquer et les transmettre depuis un endroit qui rend honneur. Avant une cérémonie (par exemple cérémonie du cacao) je vais nommer d’où cela vient, l’histoire, comment c’est arrivé jusqu’à moi, qui m’a formé …
Je demande de l’argent pour ces cérémonies (…), je m’engage dans une réciprocité par rapport à ces pratiques qui ne sont pas un outil de consommation mais des partenaires de travail et de sagesse ancestrale et voir comment je peux leur rendre hommage envers les peuples qui me les ont enseignées avec par exemple des donations sur chaque cérémonie à une association qui soutient le maintien des populations, des enseignements traditionnels

Ethique environnementale et sociale
En tant que praticien et praticienne, on se doit d’essayer d’avoir des produits les plus respectueux possible de l’environnement ainsi que du social et avoir toutes les alternatives locales.
L’Ethique est une réciprocité sacrée avec les pratiques, la terre, ses client.e.s avec soi même

Ethique en tant que praticienne
Se mettre dans un rapport juste et réciproque avec sa/son client.e, c’est-à-dire que je ne suis pas psychologue, j’accompagne les personnes sue un chemin de transformation, je ne le fais pas à leur place, je n’ai pas la sagesse pour eux, l’éthique est de pouvoir rendre sa souveraineté à la personne, d’arrêter de perpétué un système de supérieur et inférieur et voir comment mettre les personnes sur un plan d’égalité et ne jamais se positionner dans la posture où l’on sait mieux que l’autre »


Bon, j’espère que tu es arrivé à bout de ce long article (désolée, je n’ai pas réussi à faire plus court, il y a tellement à dire …) et n’hésite pas à donner en commentaire ta vision de l’éthique.

Merci à Chris, Anne Laure, Pauline et Layla pour leur contribution !